Les Prêts Garantis par l’État (PGE) : cadeau empoisonné  ?

Les Prêts Garantis par l’État (PGE) : cadeau empoisonné  ?

Les Prêts Garantis par l’État (PGE) : cadeau empoisonné  ? 876 852 Arexa Group

Afin d’aider les entreprises à faire face aux conséquences économiques de la crise du coronavirus, l’État mis en place des PGE, des Prêts Garantis par l’État, un dispositif exceptionnel de garanties permettant de soutenir le financement bancaire des entreprises, à hauteur de 300 milliards d’euros. 

Des prêts consentis sur des durées courtes. Dans un contexte de croissance encore morose, comment aborder le remboursement de ses emprunts sans mettre en péril sa trésorerie ? Mission impossible ? Hervé, notre expert frais bancaire a son idée.  

L’avis de l’expert  AREXA : Un bon diagnostic et de la restructuration 

Quelles sont les difficultés rencontrées par les entreprises que vous accompagnez ? 

Hervé (AREXA)  : Dans un premier temps les bénéfices pour les entreprises qui ont reçu des PGE ont été formidables. Mais ces prêts ont été consentis sur des périodes courtes de remboursement avec un impact sur la trésorerie à terme des entreprises qui a été mal pensé. Quand on regarde le taux de croissance de l’économie dans sa globalité, il y a un problème certain de corrélation avec le taux de ses emprunts… Même si ces derniers ne sont pas très élevés, ils restent supérieurs au taux de croissance lissé sur ces dernières années.  

Suite aux différents confinements, beaucoup d’entreprises avec lesquelles nous travaillons ont dû emprunter d’importantes sommes d’argent. Et elles n’ont souvent pas anticipé les conséquences indirectes de la crise sanitaire, notamment le retard dans les commandes qui a engendré un décalage de BFR (Besoin en Fond de Roulement). Lorsque le contexte client se dégrade il devient plus difficile de payer ses fournisseurs. Sans oublier que beaucoup de secteurs sont de surcroît très impactés par la crise des matières premières. Quand le prix de l’acier augmente de 60%, il est évidemment compliqué voire impossible de répercuter cette hausse sur les prix de vente… 

Ces situations génèrent de grandes difficultés de trésorerie dans les entreprises. La conséquence : beaucoup vont se retrouver en juin 2022 avec une montagne de remboursements à honorer ! Les secteurs de la construction, l’automobile, l’électronique sont particulièrement touchés.  

 

Alors comment les aidez-vous à traverser ces difficultés ?  

La priorité c’est de poser un diagnostic juste qui intègre la problématique de la trésorerie. C’est indispensable et pourtant peu d’entreprises l’ont, c’est même rare ! 

C’est là que nous intervenons : nous aidons les entreprises à réaliser ce diagnostic et à mettre en place tous les contrôles nécessaires en élaborant des plans prévisionnels de trésorerie qui soient de vrais plans prévisionnels ! 

Comme j’aime à le dire « si tu sais bien poser le problème, tu vas trouver les solutions ! ». C’est le diagnostic qui détermine le besoin. Le « cash » est vraiment une culture à part, vous pouvez avoir une activité rentable et avoir des problèmes de trésorerie qui vous amènent à une défaillance… 

Les solutions ensuite sont multiples et elles ne se résument pas seulement à l’emprunt tel qu’on le connaît.  Parfois le contexte nous amène aussi à repenser le “haut de bilan” donc à travailler sur la restructuration de la dette 

 

Un cas concret à nous partager ? 

Dernièrement nous avons accompagné un client dans le secteur de l’automobile qui rencontrait de grandes difficultés. Nous sommes intervenus sur plusieurs aspects : 

  • La mise en place d’outils de prévision et de projection de trésorerie qui n’existaient pas. 
  • La centralisation des données par concessions automobiles ce qui a permis de faire une réduction de coût importante.  
  • La restructuration de la dette : négociation de 85M€ de dettes restructurées dans la durée et en regroupant un certain nombre de dettes :  18 lignes de financement réduites en 6 lignes civil et sur lesquelles on a rajouté à peu près 30% de durée, ce qui a permis de diminuer les remboursements. Ensuite un emprunt a été fait auprès de la BPI qui a permis d’intervenir en haut de bilan.  

 

Quelle est votre valeur ajoutée en tant qu’expert AREXA  ?  

D’une société à une autre, chaque diagnostic est différent. C’est nécessairement du “sur-mesure”, nous adaptons notre démarche, nos outils de modélisation, le périmètre technique étudié. 

Sans oublier et c’est important, que l’univers est mouvant, dynamique, et qu’il y a des femmes et des hommes au cœur de ces entreprises. J’apporte toute mon expérience pour porter un regard global sur l’organisation qui va au-delà de la trésorerie tout en veillant à préserver le capital humain et à valoriser ces femmes et ces hommes dans leur poste de travail. Il est indispensable d’agir avec bienveillance, humilité, respect et pédagogie. 

Notre périmètre technique d’intervention est très large et surtout très complet*, ce qui est à mon sens indispensable pour parvenir à définir et mettre en œuvre des solutions efficace rapidement.  

 

Alors, vos PGE, on en parle ensemble ? 

 

 

  • Cash Management 
  • Restructuration et renégociation de dettes 
  • Optimisation, sécurisation et réduction des coûts bancaires, flux financiers 
  • Sécurisation des paiements lutte contre la fraude aux paiements  
  • SI trésorerie – benchmarking des solutions à partir des contraintes de l’entreprise 
  • Financement de stock 
  • Plateforme monétique 
  • Affacturage domestique et internationaux