COMMENT OPTIMISER LES ACHATS DE MATIERES PREMIERES ?

COMMENT OPTIMISER LES ACHATS DE MATIERES PREMIERES ?

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COMMENT OPTIMISER LES ACHATS DE MATIERES PREMIERES ?

Les achats de matières premières peuvent parfois être considérés comme un poids mort sur lequel peu de gains sont possibles. Pourtant, il existe certaines techniques propres à ce type d’achats. Les matières premières peuvent alors se révéler être un facteur de performance durable et un avantage compétitif.

Voici les 6 leviers les plus performants pour optimiser ses achats de matières premières.

1. Savoir quoi négocier

Sur ce marché plus qu’un autre, que les tendances macro définissent les prix. Le pouvoir de négociation sur le cours de référence des matières premières est très faible. Il est peu efficace d’attaquer ses achats sous cet angle.

Mais le cours de référence n’est pas le seul élément payé. Viennent s’ajouter des primes, des frais de financement, des coefficients de transformation, des coûts logistiques etc… qui peuvent représenter entre 5 et 15% du prix complet. C’est ici que ce cache les leviers d’optimisation les plus évidents.

Gain cible : entre 1 et 4% des dépenses totales.

2. Diminuer la consommation

Dans le compte de résultat, le coût des matières premières correspond au prix d’achat multiplié par le volume consommé. Un bon acheteur matières premières aura comme réflexe de chercher à réduire sa consommation. C’est un travail de fond qui nécessite souvent l’implication d’autres fonctions industrielles et techniques. Mais qui est souvent très payant.

Gain cible : de 5 à 25%

3. Valoriser le flux complet

La transformation de matières premières induit souvent la « production » de chutes. Aussi, on estime en moyenne que 8 à 12% de la matière achetée se retrouve en déchets.
Cependant, on peut tourner cela à votre avantage en négociant les meilleures conditions de reprises des déchets de matières premières, en améliorant le tri afin d’augmenter la valeur unitaire et en cherchant à réutiliser au maximum cette « matière de 2ème main ». Il existe aussi des filières pour revendre vos stocks morts à des tarifs plus attractifs qu’en tant que déchets.

Gain cible : entre 1 et 3%

4. Transformer les habitudes

En modifiant certains paramètres, on peut arriver à faire baisser la facture de plusieurs points sans que les performances techniques ne soient affectées. Il faut pour ça viser le « just enough » et éviter la sur-qualité. On peut pour cela, modifier les standards matière en basculant vers des références moins prestigieuses, retravailler les alliages de la manière la plus favorable, acheter de la matière déclassée, revoir les tolérances…

Gain cible : entre 7 et 12%

5. Utiliser la saisonnalité à son avantage

Les tensions des marchés, les stocks disponibles, le positionnement dans l’année budgétaire, le niveau de la demande, la situation macro-économique, les décisions politiques et douanières sont autant d’éléments déterminants dans le succès d’une négociation achat d’un contrat matières premières. Il est donc primordial de choisir son moment pour négocier et la durée de son contrat pour tirer ses situations à son avantage.

Gain cible : 2 à 6 %

6. Mesurer la vraie performance

Les achats des matières premières sont tributaires des cours de la bourse et/ou des tendances marché. Du coup, la mesure de la performance achat doit prendre en compte ces variations. La performance devra se lire selon 2 axes : la capacité à améliorer structurellement les coûts (voir les 5 points précédents) et la capacité de l’acheteur à coller les tendances marché (voire les battre).
Ainsi, un prix accepté à la hausse pourra en fait être une performance robuste de négociation si le marché est encore plus inflationniste. De la même manière, valoriser une baisse sans la comparer à la tendance baissière n’apporte pas une vision complète de la performance.

Gain cible : 2 à 10%

 

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